Hôtel Rouffach

Hotel Vallée Noble à Soulzmatt

Chateau d'Isenbourg

Accès rapide







 


L'origine du nom est imprécise. Certains auteurs ont été intrigués par sa forme latine : Rubeaquum, qui voudrait dire eau rouge (Rube = rouge, aquum = eau). Et ils ont pensé que celle-ci trouvait sa raison dans un petit phénomène géographique. Le ruisseau, appelé Ohmbach, qui traversait la vallée, était teinté de rouge après les orages. Car il drainait alors la terre rouge qi venait de la vallée de soultzmatt.

Rouffach mérite le respect. Non pas seulement parce qu'elle constitue une station de la Route du Vin, mais aussi parce qu'elle posséde encore certains fantômes qui demandent le silence pour se manifester... On ne parle jamais du romantisme alsacien. Il est pourtant une réalité vivante que l'on rencontre en maints endroits. Découvrir, par exemple, le Haut-Koenigsbourg quand le petit matin rose fait apparaître brusquement la silhouette du château au milieu des brumes évanescentes.

Observer la plaine d'Alsace du haut du Mont Sainte-Odile, quand la mer de nuages fait place soudain à l'éclatement solaire et à des dizaines et des dizaines de villages qui surgissent, impressionnants et mystérieux, comme s'ils venaient de naître.

Et maintenant se promener à Rouffach au clair de lune quand le clocher, les pignons à redans ou chantournés se détachent sur les nuages qui courent, recréant ainsi sans le vouloir l'atmosphère étrange et subtile du temps de la Renaissance ... Oui, Rouffach est une jolie cité, pleine de souvenirs et de charme.


Et parmi les fantômes que nous évoquions, voici qu'apparaissent, dans la nuit propice, ceux des célèbres femmes de Rouffach, celui de Turenne qui fit raser les fortifications après avoir conquis l'Alsace, celui du maréchal Lefebvre dont l'épouse s'est illustrée, sans peut-être même s'en rendre compte, sous le nom de "Madame Sans-Gêne"...





La légende de Rouffach

La légende de Rouffach Cela se passait à Rouffach, au début du XIIè siècle. Les troupes impériales opprimaient la ville et leur chef redoublait de sévérité à l'égard des habitants, sans se douter qu'un terme allait être mis à son pouvoir. Le jour de Pâques, il aperçut une jeune fille d'une très grande beauté.

Incapable de résister à son désir, il la fit saisir par ses gardes au moment où elle sortait de l'église. La mère fut au comble du désepoir et ne recula devant aucun danger. Elle demanda sur-le-champ aux hommes de prendre les armes pour sauver l'honneur de sa fille et, en même temps, briser le joug de l'étranger, devenu un maître odieux. Les hommes eurent peur et refusèrent. Alors, la mère éplorée s'adressa aux femmes.
Elle les supplia de la secourir dans son malheur et de s'opposer au tyran. Ses paroles trouvèrent un écho favorable dans le coeur des mères. Toutes prirent les armes, envahirent le château, firent sauter les portes et massacrèrent les gardes.



La nouvelle se répandit comme une traînée de poudre. Les hommes, quio avaient honte de leur faiblesse, sentirent leur courage renaître.
Ils s'armèrent et le soulèvement de la population devint général. Les troupes impériales tombèrent sous le coup des bourgeois vainqueurs. L'empereur lui-même n'échappa qu'à grand peine au carnage et s'enfuit à Colmar. Les femmes portèrent alors à l'église, sur l'autel de la Vierge, le sceptre, le manteau et la couronne que le souverain avait abandonnés

Et à partir de ce moment, les femmes de Rouffach eurent la priorité sur les hommes dans toutes les cérémonies et cortèges officiels.
Elles eurent le privilège d'occuper à l'église les bancs qui se trouvaient à droite de l'autel...

Paris - Hotel in Paris - Paris Hotels - Visit Paris - Alsace Strasbourg